STUDIO DE L'INIS
301 boul. de Maisonneuve est, Montréal
Jeudi 14 juin dès 9h
et
KATERI HALL
Kahnawake
Samedi 16 juin à 14h
L'un portera sur les maillages télévision et Internet dans la production de documentaire. MM Benoit Beaudoin de chez ECP (les producteurs de Tshinanu) et Marc Beaudet de chez Turbulent (les producteurs de Ullumi), ainsi que Mme Claire Dion du Fonds de la radiodiffusion et des nouveaux médias de Bell aborderont cette nouvelle réalité.
Un autre portera sur la fiction et les Amérindiens. Grâce à la collaboration de la maison de production les Films de l'Isle, cet atelier professionnel gravitera autour de 3 projets authentiques encore en phase de développement. Chacun se retrouve face à des enjeux de création : adaptation pour l'écran d'un texte dramatique ou romanesque, casting de rôle d'Amérindiens, représentation d'un imaginaire propre aux Premières Nations, et à des défis de production : financement, adhésion à susciter autour d'un projet novateur, place des télédiffuseurs, choix et fonctions des collaborateurs amérindiens. Ian Boyd des Films de l'Isle, Yves Sioui-Durand, auteur, comédien et dramaturge, Claude Gagnon, producteur et cinéaste, Paul Rickard, cinéaste, Petrer Haynes, scénariste, Tim Southam, réalisateur, Louis Hamelin scénariste et Rachelle Alouki Labbé, réalisatrice et productrice participeront à une série de panels sur la question
Un système de traduction simultanée (anglais français et vice-versa) sera disponible sur place.
Un troisième atelier sur la production en langue autochtone aura lieu à Kahnawake samedi 16 juin en après midi (en anglais seulement).
Les professionnels intéressés peuvent s'inscrire en écrivant à sara@nativelynx.qc.ca. Priorité sera accordée aux personnes impliquées dans des projets avec les Premières Nations.
| 9h00 | Accueil, café et croissants |
| 9h30 | Documentaire : Plateformes multiples Benoît Beaudoin des Entreprises de Création Panacom (ECP), co-producteur de Tshinnanu ; Marc Beaudet de Turbulent, co-producteur de Ullumi, ; Claire Dion du Fonds de la radiodiffusion et des nouveaux médias de Bell |
| 10h30 | Fiction et Amérindiens Ian Boyd et André Dudemaine : introduction |
| 10h35 | L'histoire et son adaptation Peter Haynes, Louis Hamelin, Yves Sioui-Durand |
| 11h35 | Déjeuner |
| 13h30 | La facture du film et la véracité des personnages Tim Southam, Yves Sioui-Durand, Paul Rickard, Claude Gagnon |
| 14h30 | Une fiction amérindienne est-elle possible ? Rachelle Alouki Labbé, Ian Boyd, André Dudemaine |
L'Internet continue à changer les façons de faire dans la société et les productions documentaires n'y échappent pas. De plus en plus, les télédiffuseurs souhaitent qu'un documentaire soit jumelé à une référence Internet qui permette aux auditeurs captivés par un sujet d'approfondir la thématique abordée en allant sur un site de la grande toile spécialement conçu à cette fin. Cette introduction des nouveaux médias dans un support de production/télédiffusion traditionnel suppose une nouvelle sensibilité de la part des producteurs ; une bonne analyse des possibilités de maillage télévision/web peut faire la différence entre un projet qui demeure sans lendemain et celui qui franchit le cap de son approbation et de son financement.
Terres en vues propose un atelier où des spécialistes de la question aborderont cette nouvelle réalité : Quand est-il opportun de développer un projet à double volet de diffusion, utilisant à la fois la télédiffusion et l'Internet ? Comment départager les fonctions de l'une et de l'autre et comment articuler les fonctionnalités réciproques des deux médiums ? Quelles informations doivent être privilégiées dans le site Internet vs ce qui est déjà dans la version télé du documentaire ?
Intervenants : M. Benoît Beaudoin des Entreprises de Création Panacom (ECP), co-producteur de Tshinnanu, ; M. Marc Beaudet de Turbulent, co-producteur de Ullumi ; Mme Claire Dion directrice adjointe du Fonds de la radiodiffusion et des nouveaux médias de Bell.
Une nouvelle étape s'amorce au Québec dans le développement de la production (cinématographique, télévisuelle et nouveau média) issue des Premières Nations.
Si les long métrages, qui pourraient être qualifiés d'expérimentaux tant ils jurent dans le paysage cinématographique de leur époque, Visage Pâle (1985), Windigo (1994) et Le Silence des fusils (1996), sont restés sans lendemain, c'est-à-dire que malgré leurs spectaculaires avancées dans la mise en scène de thèmes propres aux populations autochtones du Québec et dans l'emploi systématique de comédiens (souvent à leurs premières armes à l'écran) amérindiens, nulle production n'est venue prendre le risque de poursuivre l'aventure fictionnelle dans la voie tracée par Claude Gagnon, Robert Morin ou Arthur Lamothe.
Mais voici que les temps changent : succès mondiaux pour Kunuk, mise en onde d'APTN, apparition d'oeuvres romanesques ou dramatiques par des auteurs amérindiens (Sioui-Durand, Highway, Boyden, etc.), télédiffusion de la première série dramatique 100% amérindienne Mocassin Flats, formation sur mesure pour comédiens autochtones à l'École nationale de théâtre, nouvelles générations de cinéastes autochtones formés au documentaire mais tentés par la fiction, succès en salle pour les longs métrages québécois, effervescence culturelle dans les communautés autochtones soulevée par la venue du Wapikoni mobile...
Cette fois, on sent que, sur des bases renouvelées, la présence autochtone dans la fiction québécoise peut à nouveau tenter de se déployer et, cette fois, y faire une entrée définitive. Parce que les approches sont multiples, qu'elles reposent sur des expérimentations préalables (insertion de séquences fictionnelles dans le documentaire, formation d'acteurs, essais en ateliers), que les maisons de production veulent donner le temps aux projets de devenir matures avant de plonger dans leur mise en ¦uvre, que plusieurs intervenants sont impliqués dans une démarche convergente, on sent bien que nous sommes en présence d'un mouvement de fond dont les forces motrices sont encore à la phase d'ajustement et se mettent en place avant que les grandes man¦uvres commencent.
C'est donc un moment stratégique pour approfondir la réflexion, échanger sur les intuitions agissantes, faire l'inventaire des ressources (existantes ou en devenir), mesurer les rêves à l'aune de projections réalistes, ouvrir les cartons pour discuter des esquisses, souder des solidarités, renforcir l'embryon d'un réseau d'échanges entre producteurs et autres intervenants impliqués (ou à l'être) dans le champs nouveau qu'on s'apprête à défricher.
Grâce à la collaboration de la maison de production les Films de l'Isle, Terres en vues propose un atelier professionnel autour de 3 projets authentiques encore en phase de développement. Chacun se retrouve face à des enjeux de création : adaptation pour l'écran d'un texte dramatique ou romanesque, casting de rôle d'Amérindiens, représentation d'un imaginaire propre aux Premières Nations, et à des défis de production : financement, adhésion à susciter autour d'un projet novateur, place des télédiffuseurs (APTN ne pouvant supporter seul un projet de grande envergure), choix et fonctions des collaborateurs amérindiens.
C'est donc dans le cheminement vivant des projets en cours de production que l'atelier se déroulera de façon à conserver l'unité organique qui est l'essence même du travail de production et de permettre aux participants de saisir les données comme éléments d'une chaîne continue qui part du jaillissement créateur de l'auteur et qui aboutit à la projection d'un produit fini sur les écrans, grands et petits.
Hamlet, le Malécite ; un film de Yves Sioui-Durand directement inspiré de sa pièce du même titre, co-scénarisé avec Louis Hamelin
A Good Thing on a Bad Day ; un film de Louis Bélanger, inspiré d'une série de nouvelles de Joseph Boyden, scénarisé par Peter Haynes, en collaboration avec Marc Robitaille et Paul Rickard
Kiss of the Fur Queen, un film de Tim Southam, d'après le roman de Thomson Hoighway, co-scénarisé avecr Peter Haynes.
3 ordres de défis propres aux agents qui interviennent dans le projet
Scénariste : adaptation, dialogues, appréhension cinématographique de l'univers (d)écrit.
Acteurs et réalisateur : choix de la langue dans laquelle s'exprimeront les acteurs, casting, direction d'acteurs amérindiens et formation préalable (ou non) de ces derniers.
Producteurs : financement, ventes, montage financier, distribution.
Et la question qui transcende tout le parcours : qu'est-ce qu'un film authentiquement amérindien?
INTRODUCTION : IAN BOYD ET ANDRÉ DUDEMAINE
Panel 1
L'histoire et son adaptation
Peter Haynes, Louis Hamelin, Yves Sioui-Durand
Panel 2
La facture du film et la véracité des personnages
Tim Southam, Yves Sioui-Durand, Paul Rickard, Claude Gagnon
Panel 3
Une fiction amérindienne est-elle possible ?
Rachelle Alouki Labbé, Ian Boyd, André Dudemaine
Cet atelier de par sa structure même sera à la fois une classe de maître (de par la qualité et l'expérience des panelistes), un renforcement du réseau de producteurs et d'intervenants culturels gravitant autour de l'univers amérindien, une étape de lecture pour des projets encore en mutation et un moment de réflexion dans le développement d'une cinématographie tirée de la vie des Premières Nations.

Luc Lainé, producteur wendat, de la maison Les productions K8e K8e et Paul Rickard réalisateur cri ont tous deux géré des productions où les langues ancestrales des Premières Nations ont été employées.
Mikuan et Ashini (Les productions K8e K8e) est une série inspirée des contes de la tradition innue. Une version française et une version en langue innue auront été réalisées simultanément. La série a une vocation pédagogique pour l'apprentissage de la langue innue.
Plusieurs documentaires de Paul Rickard, dont Aboriginal architecture, living architecture, existent dans des versions en langue crie et en langue mohawk. Le réalisateur est actuellement à tourner un documentaire sur les efforts des communautés mohawks en vue de conserver vivante leur langue, un sujet qu'il avait précédemment abordé dans la série Finding our talk.