
Au cours de son installation-performance intitulée Cercle de vie, Jacques Néwashish définit un vaste sentier où ceux qui l'empruntent sont amenés à vivre une expérience d'intervention au sein d'un paysage donné. Mille bâtons ou perches, de deux mètres de hauteur, coupées et préparées par une équipe de Wémotacie, sous la direction de l'artiste, balisent un sentier de l'amitié. Ces bâtons portent les signes, marques et traces de la région d'où ils sont prélevés et de ceux qui les auront manipulés. Cette première étape du projet implique la participation de la communauté atikamekw de Wémotacie, principalement la jeunesse, qui aura par le fait même l'occasion à la fois de manifester la fierté de son appartenance et de tendre vers les populations urbaines un geste d'amitié.
Les bâtons d'amitiés font ensuite le voyage vers Montréal, où ils sont installés en fonction du lieu choisi. Des rituels spécifiques et des performances (chants et danses) accompagnent les étapes de la performance.
L'ensemble des bâtons d'amitié est ensuite disposé sur le site entourant le belvédère Kondiaronk selon un parcours sous forme de sentier. La forêt territoriale de la nation atikamekw prend ainsi racine dans le paysage urbain. Un échange symbolique entre deux types d'occupation du territoire s'élabore autour de l'œuvre.