Arts visuels

Peter Pelchat
We are not hares

Cette oeuvre parle aussi d'identité. En tant que Cris aujourd'hui, il est difficile de vivre normalement parce que nous sommes perçus comme étant différents et même « exotiques » aux yeux des non-autochtones. En plus avec la crise d'Oka et d'autres événements malheureux, nous sommes perçus comme des faiseurs d'embrouilles et comme des gens gâtés. Des fois je pense que nous sommes comme des lièvres qui se dirigent droit dans des pièges ou des collets qui vont nous étouffer à mort. Hydro Québec veut constamment des bouts de notre territoire et veut y construire des terrains de golfe en plus. Nous sommes pris au piège en tant que peuple parce qu'on ne nous laisse jamais en paix.
We are not hares (Nous ne sommes pas des lièvres)
Peter Pelchat, 2002
Médias mixtes/collage sur papier, 25 x 45"
Miniature de Children at her Feet Miniature de Crisis Miniature de Generations of bingo players Miniature de We are not hares Miniature de Family Reliquary Miniature de Family Reliquary
Miniature de Chisasibi under a low sky Miniature de Dark cloud, red cloud Miniature de This is Me Miniature de Woman napping Miniature de Family Reliquary Miniature de Family Reliquary


We are not hares

« Il s'agit d'un avertissement à notre peuple de ne pas se laisser leurrer par ce que l'homme blanc nous offre sans répit pour un morceau de notre terre précieuse ; la terre dont nous avons besoin pour survivre tels que nous sommes actuellement : forts, fiers et libres, en exploitant la terre uniquement pour la survie et sans la détruire. Malheureusement, nous avons cédé une partie de nos terres pour des fonds dont on avait fortement besoin. Le collet du lièvre représente les offres des gouvernements, du Québec et les autres, en échange de nos terres. Et malheureusement, tout comme le lièvre, nous nous laissons prendre au piège et en payons le prix (perte de nos terres, toxicomanies, etc.) Le tableau démontre qu'on pourra dépasser la barrière de bois si nous empruntons un autre trajet; en d'autres mots, qu'on pourra trouver d'autres moyens de survivre, sans céder d'autres terres précieuses pour de l'argent. »

P. Pelchat