Description de l'entrevue avec Rachel-Alouki Labbé
Le début de carrière de Rachel-Alouki Labbé a été parsemé de coïncidences. Alors qu'elle était au chômage, elle a rencontré une amie avec qui elle a parlé tout bonnement de ce qu'elle voulait faire. Elle rêvait de faire des photos sur les accouchements. L'amie lui dit que l'on cherchait une réalisatrice pour un projet de film qui s'intitulait « Quand passe la cigogne ». Très peu de temps après, elle était engagée pour réaliser ce film d'une demi-heure.
Ce fut le coup de foudre avec la réalisation. D'autres projets ont suivi. C'est encore une amie qui lui a dit que l'APTN cherchait une réalisatrice autochtone pour travailler à la série « Ça clique ». Elle a fait parvenir ses films récents à la personne en charge du projet. Mais il l'a abondamment critiquée en disant que ses réalisations manquaient de créativité. Elle l'a quand même rencontré avec des copies de ses plus anciens films. Elle a été engagée et s'est rendue dans les communautés. Une expérience jubilatoire.
Réaliser des films sur les autochtones est une bonne façon de se donner une voix. Elle a créé sa compagnie « Alouki films » et travaille d'arrache pied pour que ça fonctionne. Une co-production a été réalisée avec le « Wapikoni mobile ». Il s'agit d'un film commandé par les Ministère des affaires indiennes au sujet du décrochage. Il met en vedette le rappeur algonquin Samian. Rachel-Alouki croit que ça va donner aux jeunes le goût de rester à l'école.
Elle travaille sur trois autres films sur la naissance. D'abord au Mexique avec les femmes autochtones, puis en Uganda, dans un camp de réfugiés et finalement en République dominicaine. À partir de sa naissance, quelles sont les perspectives d'avenir de l'enfant.
Rachel-Alouki est pleine de projets et d'espoir. Elle s'enthousiasme à l'idée que des jeunes autochtones soient présentement formés en cinéma. Le travail doit être constant, au jour le jour.